Programmes et activités La détection des empreintes digitales au laser
Une percée dans la technologie chimique : la détection des empreintes digitales au laser
Pendant de nombreuses années, la détection des empreintes digitales a été une technique d'identification déterminante, particulièrement lorsque l'on considère son utilité dans les enquêtes sur les scènes de crime.
En 1976 James Duff et Roland Menzel, du Centre de recherche de Xerox au Canada, et Brian Dalrymple, de la Police provinciale de l'Ontario, ont découvert que les empreintes digitales pouvaient être détectées au moyen d’un laser de type particulier. Une première dans ce type de technologie, le travail accompli par le trio à permis de vu à l'œil nu une empreinte digitale normalement indétectable.
Lorsqu’un doigt entre en contact avec une surface donnée, il laisse certaines traces chimiques dans l’empreinte qui, une fois balayées avec les rayons d’un laser à argon ionisé, vont s’illuminer, ou devenir fluorescentes.
L’efficacité de cette technique a d’abord été démontrée dans une affaire de stupéfiants qui a connu un remarquable dénouement, et qui a incité la GRC, le FBI, les services secrets américains, et Scotland Yard à adopter l’usage du laser à argon ionisé dans l’exercice de leurs enquêtes criminelles.
L’invention de Duff, Menzel et Dalrymple a donné lieu à de nombreux progrès dans le domaine de la
criminalistique, notamment dans l’analyse des fibres, dans la visualisation des liquides organiques, et dans
le marquage par fluorescence de l’ADN. Les travaux de ces trois Canadiens ont radicalement changé les
techniques de détection des empreintes digitales, conduisant en fin de compte aux d'outils d'enquête sur les
lieux de crime qui sont en usage de nos jours.
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